Numéro 3 ·

Sommaire
  1. Le PMLQ présente ses douze porte-paroles
  2. Non au projet Alto! Défendons nos terres, nos communautés, nos agriculteurs!
  3. Le peuple rejette le discours du «consensus québécois» qui justifie le projet Alto
  4. Le gouvernement de Christine Fréchette main dans la main avec le gouvernement Carney
  5. Quelque chose de louche dans les grandes célébrations de l'élite québécoise en faveur d'Alto

Chantier politique, numéro 3, 14 septembre 2026

Élections générales du 5 octobre

Le PMLQ présente ses douze porte-paroles


Usurpation du pouvoir au nom du peuple québécois

Non au projet Alto! Défendons nos terres, nos communautés, nos agriculteurs!

Le Parti marxiste-léniniste du Québec (PMLQ) salue la résistance grandissante des agriculteurs et des communautés du Québec et de l'Ontario contre le projet de destruction nationale de train à grande vitesse Alto.

Le projet Alto n'a pas pour but de résoudre quelque problème que ce soit qui se pose pour le peuple, que ce soit au Québec, en Ontario et au Canada. Il ne répond pas à une demande des populations longeant le trajet entre Québec et Toronto. Il ne répond pas non plus aux demandes de transformer le réseau actuel de Via Rail en quelque chose d'accessible, de rapide, de fréquent et fiable, et qui ne soit pas subordonné au transport de marchandises. Tout cet argent n'est pas injecté dans le réseau pour répondre aux demandes des communautés suite aux tragédies ferroviaires, que ce soit celle de Lac-Mégantic, la déraillement à Repentigny ou tant d'autres qui se produisent partout. Ce n'est pas pour réparer les voies ferrées, les rendre sécuritaires ou les harmoniser avec les milieux de vie.

Alors quel est le but ? Selon les fondateurs de la société d'État Alto, le nom de la compagnie signifie « plus haut », et reflète l'objectif « d'offrir des vitesses plus élevées, un niveau de confort plus élevé et un service de qualité supérieur ». Mais plus haut pour qui ? Clairement plus de destruction de l'environnement naturel et social. En s'attaquant au 2 % de terres cultivables encore disponibles au Québec, ce projet symbolise le refus de nos gouvernements de défendre notre souveraineté alimentaire et de construire un système autosuffisant. Clairement plus de profits pour les dirigeants et plus de factures à rembourser par l'État, et clairement plus de retards pour les trains de passagers de Via.

Et surtout, PLUS d'argent pour payer les riches oligarques aux manettes du projet. Alto fait partie du plan du gouvernement Carney de faire un « Canada Fort » en utilisant de grossiers stratagèmes pour payer les riches. Cette société d'État a été créée pour faire les enquêtes, les recherches et les travaux préparatoires avec les fonds publics pour ensuite offrir le tout sur un plateau d'argent à la société Cadence. Le PMLQ s'oppose à toutes les manigances utilisées contre le peuple par ceux et celles qui abusent de leurs positions de pouvoir et de privilège et permises par le régime en place.

Le PMLQ s'oppose à la destruction de l'environnement naturel et social qui aura lieu avec le saccage des terres agricoles du Québec et de l'Ontario, la contamination des sols, la destruction de la faune et de la flore et le découpage de communautés, entre autres.

Ce projet n'a rien de magnifique, ni même d'intéressant pour ceux qui vivent dans le corridor du tracé. Il est intéressant uniquement pour les intérêts privés qui profitent de l'usurpation du pouvoir du peuple. Nous dénonçons avec mépris les partis cartellisés du Québec, en commençant par la première ministre Christine Fréchette, qui défend bec et ongle le projet, et ceux et celles qui appellent à une « meilleure communication » entre les parties pour forcer le projet Alto. Ce n'est pas un problème de dialogue ou de compréhension. Ce n'est pas en l'expliquant mieux ou en le présentant sous un éclairage différent à l'aide de nouvelles agences de communications et de marketing que ce projet obtiendra l'approbation du peuple. Ce projet est rejeté, conspué, refusé, point !

Le PMLQ s'oppose depuis le tout début au projet Alto. Il publie des articles et tient des tables rondes pour informer largement la population et continuera de le faire. La destruction nationale, les expropriations, les manoeuvres frauduleuses pour mettre une couche de verni d'acceptabilité sociale sur ce projet que les gouvernements tentent d'imposer à grands coups de désinformation doivent être dénoncées.

Joignons-nous à la résistance contre ALTO : toutes et tous au rassemblement du 19 septembre prochain à Rigaud !


Le peuple rejette le discours du «consensus québécois» qui justifie le projet Alto

Manifestation contre le projet Alto, 10 juin 2026

Le 11 juin, au lendemain de la grande manifestation sur la colline du Parlement à Ottawa contre le train à haute vitesse Alto, la première ministre du Québec, Christine Fréchette, a dit ce qui suit devant les membres de la Chambre de commerce de Québec : « On va avancer aussi avec le TGV. C'est un projet à grand déploiement qui est hyper structurant, qui génère des retombées majeures pour la Capitale-Nationale, pour le Québec, en plus qui est financé par le fédéral. Ça va générer des retombées en matière économique, en matière de fluidité, d'environnement, de mobilité. Que demander de plus ! Il faut que ce soit fait, bien sûr, de sorte qu'il puisse y avoir l'acceptabilité sociale qui est requise, mais c'est majeur pour la Capitale-Nationale, et c'est important qu'on aille de l'avant. »

Elle a répété son mépris pour les centaines d'agriculteurs, de producteurs laitiers, de producteurs de sirop d'érable et leurs organisations, qui constituent l'épine dorsale de la population québécoise, lors d'une célébration du 418e anniversaire de la ville de Québec le 3 juillet, cette fois-ci en parlant même d'un « consensus québécois » : « Quand on dit que Québec doit entrer encore davantage dans l'innovation, pour moi, le tramway et le train à grande vitesse, ce sont des projets structurants au niveau du transport collectif. Il faut soutenir la Capitale-Nationale, pour ces grands projets très structurants, novateurs et qui vont améliorer la qualité de vie des citoyens parce qu'on va rapprocher l'ensemble des villes qui seront connectées à travers le TGV ».

Le ministre libéral fédéral de Louis-Hébert, Joël Lightbound, présent à la cérémonie, a commenté en entrevue le message de la première ministre en dénigrant ceux qui n'acceptent pas le projet Alto : « C'est désolant de bêtise. Ça fait 30 ans qu'on parle d'un TGV Québec-Toronto. Ce sont des retombées de 31 G $ pour notre PIB et 50 000 emplois créés. Je ne peux pas entrevoir un parti visionnaire qui est contre le projet de TGV. La plupart des Québécois comprennent que c'est un projet qui a énormément de mérite et qu'il faut faire ». Il visait bien entendu le Bloc québécois et le Parti québécois qui s'y opposent. Il a ajouté qu'avec la première ministre, les dossiers d'infrastructures avancent mieux.

Christine Fréchette et Mark Carney pensent qu'une campagne de propagande intensifiée, qui présentent Alto et d'autres projets similaires comme bénéfiques pour le Québec et populaires auprès des Québécois et des Québécoises, aura raison de la colère des centaines et milliers de personnes touchées par ces projets au Québec et ailleurs. Ils sont convaincus que cela les amènera à renoncer à protéger leurs fermes et à réclamer la souveraineté alimentaire pour le Canada, dans la mesure où elle se peut à l'heure actuelle. Les partis cartellisés profitent des élections québécoises pour dire combien ils se soucient de l'emploi et présenter leurs projets d'infrastructures et d'innovation comme des initiatives « transformatrices », un mot utilisé pour cacher le fait qu'ils bénéficient à de grands intérêts privés mais pas au peuple. Le peuple rejette ce discours de « consensus québécois » qui sert à le priver de sa propre voix.

Carney prétend que l'élection de députés libéraux du Québec est la preuve vivante d'un « consensus québécois »

Lors d'un débat à la Chambre des communes sur le projet Alto, face à une résistance généralisée, soutenue et organisée, Mark Carney a lui aussi eu l'arrogance d'invoquer l'existence d'un « consensus québécois ». « Le Québec a voté pour ça », a-t-il dit. Quand l'opposition conservatrice a répliqué que le projet tuera des fermes au Québec, Mark Carney a rétorqué qu'en élisant une majorité de députés libéraux à l'élection fédérale de 2025, les Québécois se sont prononcés en faveur d'un TVG. En réalité, ce projet de TVG a fait l'objet de très peu d'attention durant l'élection fédérale. « Il faut être pour des projets nationaux !, a dit Mark Carney. On parle d'une petite voie de seulement 60 mètres. » Il ne se fait pas d'amis, sauf parmi les oligarques, à feindre l'ignorance quant aux torts que causera ce projet.

Cela montre une fois de plus que le système de démocratie représentative est une imposture. Les marchandages actuels pour consolider sa majorité parlementaire montrent bien comment le gouvernement Carney perfectionne l'utilisation des positions de pouvoir et de privilège pour littéralement acheter des sièges. L'exemple le plus récent est sans doute le plus révélateur. Il a d'abord nommé un député conservateur du Québec au Sénat, ce qui a créé un siège vacant à la Chambre des communes. Puis il a convoqué une élection partielle que la machine libérale a pu remporter haut la main grâce à ses millions de dollars. Personne ne se méprend sur qui ces députés représentent. C'est le comble de la corruption inhérente au système de gouvernement de parti.

Les luttes unifiées qui clament Non à Alto ! et contre d'autres projets antinationaux sont la voix des agriculteurs, des producteurs laitiers, des producteurs de sirop d'érable et des habitants du Québec et de l'Ontario. Elles font mentir le sous-entendu condescendant qu'en s'opposant à Alto les agriculteurs « sont contre le progrès » ou que l'opposition se résume à quelques « fauteurs de trouble » qu'il faut savoir écarter. Les peuples veulent une édification nationale qui serve leurs intérêts et réponde à leurs besoins, par des stratagèmes au service des oligarques. C'est en fait la satisfaction de leurs revendications qui contribue au progrès !

Des candidats qui se plient en quatre pour prouver leur loyauté aux oligarques

Le 9 juin, un jour avant la manifestation à Ottawa, Alexandre Boulerice, qui a quitté le NPD en avril pour devenir membre de Québec solidaire (QS), a fait une déclaration sans équivoque en faveur du projet Alto. Il intervenait en riposte au chef du Parti Québécois qui avait pris position contre le projet. Il a dit que ce n'est pas acceptable de s'opposer à un projet si bénéfique pour le Québec. Le même jour, la dirigeante de QS, Ruba Ghazal, a elle aussi fait une sortie appui au projet Alto en faisant écho aux dires de Fréchette et Carney pour qui ce chemin de fer répond à un besoin réel et va générer des retombées économiques, sociales et environnementales. Pour masquer sa complicité et détourner l'opposition au projet, QS réclame une meilleure « consultation » avec les agriculteurs et l'Union des producteurs agricoles (UPA) sur les questions foncières et d'expropriation. Tout le monde sait qu'il n'y a pas de consultation et que le projet a déjà été décidé sans tenir compte des besoins du milieu social ou naturel.

Pour prouver que le projet Alto est une affaire conclue qui bénéficie du soutien des « représentants » de la population à tous les niveaux, la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, et le maire de Québec, Bruno Marchand, ont salué le projet Alto et appuyé sa « vision ambitieuse pour l'avenir », son « impact positif sur l'économie, l'environnement et la mobilité » et sa « capacité à attirer des investissements dans toutes les régions ». Même le maire de Laval, Stéphane Boyer, ville que le train à grande vitesse traversera de part en part, a appuyé projet.

Le « consensus » invoqué par Carney et Fréchette est faux. Il repose sur l'utilisation qu'ils font de leurs positions de pouvoir et de privilège pour faire avancer les intérêts privés étroits des oligarques les plus riches, dans le but de les enrichir davantage. Les peuples ont une longue expérience des discours mensongers sur l'emploi, l'économie et l'environnement. Ils savent parfaitement que ces manoeuvres servent à enrichir les riches. Leur Non à Alto ! est ferme.


Le gouvernement de Christine Fréchette main dans la main avec le gouvernement Carney

Le 20 juillet, l'Agence d'évaluation d'impact du Canada (AEIC) a annoncé qu'un projet d'entente a été préparé entre les gouvernements du Québec et du Canada pour accélérer la réalisation de grands projets au Québec. Selon le communiqué de presse émis par l'AEIC, « cette entente instaurera une approche 'un projet, une évaluation' pour les grands projets au Québec. [...] Elle mettra en place un processus d'évaluation qui évite les dédoublements et qui respecte les compétences des deux ordres de gouvernement. Elle permettra également de réaliser plus rapidement les grands projets, tout en maintenant de hauts standards de protection de l'environnement et dans le respect des droits des partenaires autochtones. »

Le projet d'entente entre le Québec et le Canada sera le huitième accord de ce type conclu entre le Canada et les gouvernements provinciaux depuis la réunion des premiers ministres du 17 novembre 2025, qui a entériné la Loi sur l'unité de l'économie canadienne, rendue possible grâce à l'engagement de 116 milliards de dollars de fonds fédéraux destinés aux « infrastructures de développement national ». De décembre 2025 à avril 2026, en l'espace de quatre mois, de tels accords ont été conclus avec la Colombie-Britannique, le Nouveau-Brunswick, l'Ontario, la Nouvelle-Écosse, l'Île-du-Prince-Édouard, l'Alberta et le Manitoba, dans cet ordre.

Dans le cas du Québec, l'accord permettrait qu'un projet soit déclaré sans danger pour l'environnement soit par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) du Québec, soit par l'AEIC, soit en concertation des deux organismes. Cela fait suite à des années de tentatives des gouvernements québécois, en particulier celui de François Legault, d'attaquer l'efficacité du BAPE tout en vantant sa rigueur réputée.

Compte tenu du rôle consultatif du BAPE québécois, le « projet d'accord avec le Québec visant à accélérer la construction de grands projets au Québec » peut également servir à contourner l'Assemblée nationale du Québec, tandis que le gouvernement du Canada conserve son droit de regard.

Parmi les tentatives passées de contourner le BAPE, on peut citer le projet de loi 5 du Québec, Loi visant à accélérer l'octroi des autorisations requises pour la réalisation des projets prioritaires et d'envergure nationale, que le gouvernement de Christine Fréchette n'a pas réussi à faire adopter avant la dissolution de l'Assemblée nationale en vue des élections du 5 octobre. Le projet de loi du Québec était un copié-collé du projet de loi fédéral C-5, officiellement intitulé Loi sur l'unité de l'économie canadienne, qui a reçu la sanction royale le 26 juin 2025. Les principales dispositions de ce projet de loi consistent à supprimer les « obstacles », tels que les études environnementales, au commerce interprovincial et à la « mobilité de la main-d'oeuvre », ainsi qu'à créer un cadre permettant d'accélérer la réalisation de grands projets d'infrastructure et d'énergie que le Conseil des ministre considère comme étant d'« intérêt national », ce qui revient souvent à dire que ce sont des projets qui soutiennent les préparatifs de guerre.

Le communiqué de presse de l'IAAC précise que « l'élaboration et la mise en oeuvre des ententes de collaboration avec les provinces s'appuient sur les commentaires des communautés autochtones, du public, de l'industrie et des intervenants ». Dans le cas du projet d'accord entre le Québec et le Canada, ces « commentaires » ont été recueillis lors d'une consultation en ligne de 21 jours, organisée via la plateforme Parlons évaluation d'impact de l'AEIC, du 20 juillet au 10 août. Le projet d'entente est désormais entre les mains des responsables gouvernementaux chargés de « prendre en compte » les commentaires reçus, mais aucune autre information n'a encore été communiquée. Ce n'est ni une consultation, ni un consentement éclairé.

L'accord ne nécessite même pas l'adoption d'un projet de loi par les parlements québécois et canadien. En effet, maintenant que la « consultation » a eu lieu et que l'Assemblée nationale du Québec ne se réunira pas avant l'élection d'un nouveau gouvernement le 5 octobre, rien n'empêche les responsables des deux gouvernements de signer l'accord et de le rendre officiel.

La première ministre du Québec, Christine Fréchette, a présenté le projet d'accord comme « très favorable » au Québec, car il élimine les chevauchements, et tant elle que Mark Carney ont promis qu'il préservait le droit de regard et la compétence du Québec.

C'est fait pour dissimuler ce qui se passe réellement. Il s'agit d'une usurpation de pouvoir en toute impunité, sanctionnée par l'État aux deux niveaux de gouvernement. Le gouvernement Fréchette utilise cette entente pour faire avancer ces grands projets à une vitesse vertigineuse, en contournant l'Assemblée nationale. C'est une preuve de plus que des mécanismes d'État sont présentement mis en place où les gouvernements des partis cartellisés n'ont plus besoin d'institutions telles que les assemblées législatives. Des dirigeants comme Carney et Fréchette ont usurpé le pouvoir pour avancer l'ordre du jour des oligarques supranationaux qui asservissent la nation.


Lettre à la rédaction

Quelque chose de louche dans les grandes célébrations de l'élite québécoise en faveur d'Alto

Il y a beaucoup d'anguilles sous roche avec ce grand hourra de l'élite québécoise. Les anguilles ont la couleur des grands intérêts privés qui seront payés grassement sous le grand titre : « Pour un Canada fort » de Mark Carney. Dans cette offensive, on se demande quelles enquêtes, recherches, études sérieuses ont été faites pour accepter et encenser un tel projet destructeur. On se demande comment les agriculteurs sont considérés quand on passe outre leur opposition en envoyant des drones sur leurs terres, quand on refuse les enquêtes sérieuse menées sur la destruction de l'environnement, sur les risques énormes et les coûts d'un train en hiver, pour ne nommer que ces points.

Le mot « structurant » semble devenu très populaire, tout comme les mots « acceptabilité sociale », « retombées », « emplois », qu'on nous répète ad nauseam. Mais que signifient-ils ? Structurant pour quoi ? Au service de qui ? Des retombées pour qui ? À quel besoin des peuples du Québec et du Canada cela répond-il ?

Essayer de trouver une logique rationnelle au projet embrouille la question. Le but du projet n'est pas de résoudre un problème de transport ou autre pour l'ensemble des peuples du Québec et du Canada. Ce projet s'inscrit dans le cadre de la restructuration de l'État menée par le gouvernement afin de permettre aux intérêts privés d'opérer avec une plus grande impunité. Une restructuration des secteurs stratégiques est en cours, dominée par des intérêts privés étroits, dans laquelle l'expression « au nom du Canada » signifie que le gouvernement fédéral assume tous les risques financiers liés à ces grands projets. Lorsque le projet devient rentable, le gouvernement le cède à des intérêts privés qui bénéficient à la fois des subventions publiques et du projet désormais rentable.

Le projet de train à grande vitesse fait partie du Bureau des grands projets (BGP) annoncé par Mark Carney le 11 septembre 2025. Le BGP accélère la mise en oeuvre de projets d'intérêt national en « simplifiant » les processus d'évaluation réglementaire et d'approbation et en aidant à « structurer le financement des projets », soit des stratagèmes pour payer les riches. La simplification a été rendue possible avec l'adoption de la loi C-5 Loi édictant la Loi sur le libre-échange et la mobilité de la main-d'oeuvre au Canada et la Loi visant à bâtir le Canada pour accélérer l'approbation et la réalisation des grands projets d'infrastructure jugés d'intérêt national en éliminant les obstacles.

C'est aussi là-dessus qu'il y a consensus de l'élite québécoise qui fait la même chose et collabore avec le gouvernement fédéral pour aller chercher tous les fonds possibles... et applique cette politique de payer les riches.

Les travailleurs, les agriculteurs, les communautés touchées n'acceptent pas ce type de consensus au service des riches, ni l'acceptabilité sociale de Mark Carney, ni celle d'Alto avec ces consultations bidons, ni celle où tout est déjà décidé. Les gens ne s'opposent pas au progrès, à ce progrès que le peuple défendra, à ce progrès qui permettra au peuple de fleurir. Ils rejettent tout prétendu progrès au détriment de leur santé, de leurs biens, de leurs fermes et de leurs moyens de subsistance, sacrifiés à des intérêts privés étrangers aux problèmes qui touchent l'ensemble des Québécois et des Canadiens.