Numéro 4 ·

Sommaire
  1. Les travailleurs et travailleuses du secteur public rehaussent le niveau de la politique!
  2. Contestons les politiques sociales dictées par ceux qui ont usurpé les positions de pouvoir et de privilège
  3. L'augmentation de l'itinérance va de pair avec la fraude de Carney sur la construction de logements
  4. Le stratagème scandaleux des gouvernements de la Colombie-Britannique et du fédéral pour verser des fonds publics aux promoteurs de copropriétés

Chantier politique, numéro 4, 19 septembre 2026

Premier débat des chefs à TVA

Les travailleurs et travailleuses du secteur public rehaussent le niveau de la politique!

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Le mardi 15 septembre à Montréal, alors que les chefs de partis cartellisés arrivaient un après l'autre à la station TVA pour le premier débat des chefs, des travailleurs et travailleuses du secteur public se sont rassemblés sur place pour affirmer haut et fort leurs demandes à la défense des services publics.

Des infirmiers et infirmières de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) et des employés du Syndicat canadien de la fonction publique, dont les paramédics en grève, sont venus pour faire entendre leur opposition à la privatisation des services publics et exiger des conditions de travail qui soient à la hauteur de leurs responsabilités. Ils ont scandé : Le remède : les ratios !, Pas de privé dans la santé !, Sauvons les services publics !, Pas de SAAQClic ! et Non aux bâillons ! Des automobilistes et des chauffeurs d'autobus qui passaient ont exprimé leur appui en klaxonnant et les paramédics ont fait hurler les sirènes pour signaler une urgence. Des candidats et activistes du Parti marxiste-léniniste du Québec étaient présents pour dire « Empouvoirons-nous ! » et ne nous laissons pas marginaliser par la campagne électorale conçue pour empêcher le peuple de parler en son propre nom.

La manifestation exprimait le rejet de toute illusion sur le débat et sur cette élection qui ne fait pas de place pour ceux qui réclament les droits de toutes et tous. Quant à eux, les travailleuses et travailleurs du secteur public et leurs alliés assument leur responsabilité envers la population qu'ils desservent et sont déterminés à parler en leur propre nom, plutôt que d'être « représentés » par les partis cartellisés qui ne leur demandent jamais leurs opinions sur quoi que ce soit. Ils défendaient la dignité du travail avant l'élection, ils le font durant l'élection et ils le feront après. Ils mettent la santé, les services publics et l'accessibilité au coeur de la campagne électorale, partie intégrante des réclamations du peuple pour un Québec moderne qui défend les droits de toutes et tous.

Le même jour, Communautaire à boutte ! a aussi tenu une grande manifestation réunissant des milliers de personnes à Trois-Rivières pour réclamer des investissements massifs dans les services sociaux. La coalition Les victimes du Québec a tenu une manifestation devant l'Assemblée nationale à Québec pour briser le silence sur les lacunes et la lourdeur administrative des régimes d'indemnisation et de prestations de l'État (notamment la CNESST, l'IVAC, le SAAQ et le RRQ).

Trois-Rivières, 15 septembre 2026

Le peuple réclame un Québec moderne qui défend les droits de toutes et tous et n'accepte pas le discours électoraliste des partis cartellisés qui revient à justifier l'action de ceux qui ont usurpé les positions de pouvoir et de privilège pour imposer leurs intérêts privés. Il n'accepte pas non plus le discours alternatif (la gouvernance dans l'opposition) qui crée l'illusion qu'une nouvelle direction est possible sans qu'on trouve les moyens d'investir le peuple du pouvoir de décider.

L'appel de l'élection 2026 est : Empouvoirons-nous !


Le logement est un droit!

Contestons les politiques sociales dictées par ceux qui ont usurpé les positions de pouvoir et de privilège

La gouvernance actuelle au service des riches considère les êtres humains comme des objets jetables et cela est nulle part plus évident qu'avec la crise du logement et ses conséquences brutales et violentes pour l'ensemble des Québécois et Québécoises.

Dans le quartier de Sainte-Marie–Saint-Jacques, il y au moins 800 domiciles qui consacrent 100 % de leur revenu à leur logement. Il ne leur reste pas un seul cent pour la nourriture, les vêtements, le téléphone ou Internet, sans parler de pouvoir se permettre une vie riche en culture et en éducation. Au Québec, un réseau de banques alimentaires regroupe 34 organismes régionaux qui approvisionnent 1 400 organismes locaux. Ce réseau distribue 372 064 paniers alimentaires chaque mois, dont près de la moitié sont destinés à des familles avec enfants.

En parlant aux organismes du quartier qui offrent du soutien aux personnes en situation d'urgence – Anonyme, Équipe mobile de médiation et d'intervention sociale, Spectre de rue, que ce soit en matière de logement, d'aide juridique, de banques alimentaires, de services aux jeunes, d'aide psychologique, de consommation de drogues, de prévention des surdoses ou dans d'autres domaines –, on constate qu'il existe toute une structure de services et de personnes dans nos quartiers pour offrir de l'aide immédiate. Mais cette aide dure à peine quelques heures ou quelques jours : elle permet de dépanner les gens en situation d'urgence. Dans un contexte où les conditions de détresse grandissent avec des drogues de plus en plus fortes qui réduit les personnes à une position de survie. Les fonds sont réduits et des restrictions imposées aux centres de consommation supervisé par la loi 103, Loi visant principalement à règlementer les sites de consommation supervisée afin de favoriser une cohabitation harmonieuse avec la communauté, qui place également les organismes en position de survie.

Ce qu'il faut savoir, c'est que l'offensive antisociale et la direction proguerre que gouvernement insuffle à l'économie du Québec ont pour effet de détourner des fonds publics dans des stratagèmes pour payer les riches. Mais plus encore. Loin d'augmenter les investissements dans les programmes sociaux, le gouvernement coupe les services et finance les organismes de bienfaisance et donne des crédits d'impôts. Il existe au Québec entre 16 000 et 17 000 organismes de bienfaisance enregistrés auxquels les gens peuvent faire des dons et qui reçoivent des crédits d'impôt. Le gouvernement finance ainsi, indirectement, les dons privés des gens afin de se soustraire de ses responsabilités sociales envers le peuple de garantir une sécurité de base.

C'est sans compter que les lois en place facilitent l'exploitation débridée du marché du logement par d'immenses entreprises privées qui sont sans scrupules. Il y a présentement plus de 25 000 logements vacants mais pas à louer à Montréal en ce moment, malgré le besoin urgent. C'est une manoeuvre pour enrichir les grands propriétaires fonciers par la spéculation. Autrement dit, le logement à Montréal est dicté par ceux qui ont accaparé des positions de pouvoir et de privilèges et la solution est pas mal évidente : les priver de leur pouvoir de nous priver de nos droits !

Il y a un potentiel immense chez les gens qui travaillent et qui sont outrés par la situation, mais qui sont financés par des organismes de bienfaisance qui tiennent littéralement leur avenir entre leurs mains. Ils doivent se justifier chaque année ou, pire encore, développer un nouveau programme chaque année afin de quémander un revenu pour un budget qui demeure inadéquat par rapport aux besoins. L'organisme Au bas de l'échelle qui existent de plus de 40 ans, vient d'apprendre que Centraide qui les finance coupera leurs fonds en mars prochain. Il ne correspondra à aucune catégorie, alors les fonds sont coupés. Ils ont ensuite les mains liées par la Loi électorale qui les considère comme des « tiers » et par ce fait leur interdit d'intervenir dans une élection sous peine d'amendes sévères. Ou ils sont tellement débordés qu'ils n'ont même pas le temps de se prononcer.

> Manifestation à Montréal le 1et juillet 2026, « Journée nationale du déménagement » au Québec

Nous avons les ressources qu'il faut pour assurer le droit au logement pour tous. Nous avons les experts qui connaissent les besoins de la population : les travailleurs de la santé, de l'éducation, du milieu communautaire et d'autres secteurs. Ces personnes font rapport au gouvernement des chiffres concernant les besoins en matière de banques alimentaires, de logement, etc. Elles connaissent les problèmes et elles ont les solutions. Elles ont des demandes concrètes pour résoudre ces problèmes.

Mais elles n'ont pas le pouvoir décisionnel nécessaire pour mettre ces solutions en oeuvre.

La brutalité du système est justement qu'il rend les organismes à la merci de ce que décidera le gouvernement. Et la situation s'aggrave, car la direction de l'économie est la même et le peuple est tout simplement exclu de la prise de décision. Le processus électoral est d'une violence extrême et maintient le pouvoir des partis cartellisés – ce qu'ils appellent la souveraineté parlementaire – pour servir les riches.

Déjà, le fait que les gens affirment leurs demandes constitue une façon de s'empouvoirer. Ils parlent en leur propre nom. Lorsqu'ils défendent les personnes qui vivent des difficultés, ils parlent en leur nom et les défendent.

Au cours des huit dernières élections auxquelles j'ai participé, on voit dernièrement une croissance des démarches par lesquelles les organismes mettent de l'avant leurs demandes, leurs revendications et leurs enjeux, et interpellent les partis afin qu'ils répondent à leur programme, au lieu de les laisser tranquilles pour qu'ils puissent répéter leurs discours et leurs promesses électorales qui ne répondent pas à leurs besoins.

L'appel du PMLQ dans cette élection est simple : Empouvoirons-nous ! Battons-nous pour arrêter de payer les riches et augmenter les investissements dans les programmes sociaux. Battons-nous pour renouveler le processus politique, entre autres pour que toutes les immenses dépenses électorales servent à financer le processus plutôt que les partis politiques. Quand arrive les élections, on nous dit : c'est maintenant la parole au peuple ! Mais il n'y a rien de plus faux. C'est la parole à ceux qui sont déjà au pouvoir !

Linda Sullivan est candidate dans Saint-Marie-Saint-Jacques et porte-parole du PMLQ en matière de défense des droits de toutes et tous.

Québec, 1er juillet 2026

L'augmentation de l'itinérance va de pair avec la fraude de Carney sur la construction de logements

Campement de sans-abri à Montréal

Le 19 juin, le projet de loi C-20, la Loi sur Maisons Canada, a reçu la sanction royale. Si elle donne l'impression que des logements sont construits pour répondre aux besoins de la population, en réalité la loi nie le droit humain au logement. Celui-ci n'est même pas une considération dans cette approche qui favorise l'enrichissement des spéculateurs fonciers et des promoteurs immobiliers.

Selon le gouvernement fédéral, l'adoption de cette loi a marqué « une étape importante dans le plan du gouvernement visant à bâtir davantage de logements, plus rapidement, et à rendre le logement plus abordable pour les Canadiens ». À l'approche des élections fédérales de 2025, alors qu'il était chef du Parti libéral, Mark Carney avait promis de doubler la construction de logements, de construire 500 000 logements par année à une vitesse « jamais vue depuis des générations ».

Depuis son arrivée au pouvoir en mars 2025, son gouvernement composé de dirigeants issus d'institutions financières privées et de l'industrie affirme avoir construit 240 000 logements, alors même que l'itinérance et l'insécurité en matière de logement continuent d'augmenter. Des défenseurs du droit au logement estiment qu'environ 300 000 personnes vivent chaque année une forme quelconque d'itinérance.

La Commission canadienne des droits de la personne a indiqué dans un rapport publié cette année que l'itinérance avait augmenté de 107 % au Canada entre 2022 et 2024. En réponse à cette crise nationale, la défenseure fédérale du logement, Marie-Josée Houle, a déclaré à plusieurs reprises : « La crise des droits de la personne que subissent les personnes vivant dans des campements s'est aggravée. Le financement à court terme et les interventions fondées sur l'application de la loi ne règlent rien. Les gouvernements doivent agir de façon urgente et coordonnée, guidés par le respect des droits de la personne, la dignité et les réalités vécues par les personnes en situation d'itinérance, particulièrement les membres des Premières Nations, les Inuits et les Métis. »

La défenseure du logement note que le principal obstacle à la réalisation de logements abordables au Canada et à l'élimination de l'itinérance est la financiarisation du logement, par laquelle de grands intérêts privés contrôlent des quantités toujours plus importantes de logements et les utilisent comme actifs pour maximiser leurs profits. « Cette tendance fait augmenter les loyers, entraîne le déplacement des locataires et élimine du marché les options abordables », explique-t-elle.

Le gouvernement Carney a lancé la Loi sur Maisons Canada avec un budget initial de 13 milliards de dollars en septembre 2025. Le 5 février 2026, il a présenté le projet de loi C-20, qui établit Maisons Canada comme société d'État et qui, selon le gouvernement, fournira à « Maisons Canada de meilleurs outils et mécanismes de gouvernance, ainsi que d'une souplesse accrue afin [...] d'accélérer l'offre de logements et d'améliorer l'abordabilité à grande échelle ».

Carney a également déclaré que la société d'État disposerait de « l'indépendance nécessaire pour prendre des risques et de l'autonomie opérationnelle pour se concentrer sur la réalisation de son mandat, tout en demeurant redevable envers les Canadiens ».

La nouvelle loi sur le logement « permet également au gouverneur en conseil de transférer certains biens fédéraux, droits et responsabilités de la Société immobilière du Canada limitée à Maisons Canada, contribuant ainsi à consolider les efforts fédéraux visant à fournir davantage de logements abordables aux Canadiens ».

La société d'État, dotée d'un conseil d'administration nommé, constitue maintenant le mécanisme permettant de mettre en oeuvre la politique de logement du gouvernement Carney. Ce que l'on peut affirmer avec certitude, c'est que, dans le cadre d'une « société d'État », le gouvernement Carney continuera de subventionner les intérêts privés dans la construction de « logements abordables » au Canada et au Québec. Le gouvernement pourra également maintenant céder au secteur privé des biens et des terrains de l'État, sous prétexte de « construire des logements abordables », dans le cadre de programmes visant à enrichir les riches.

La Loi sur le logement de la Dominion constituait la première politique nationale du Canada en matière de logement. Elle a été adoptée par le Parlement en 1935, pendant la Grande Dépression. Depuis lors, ni le gouvernement fédéral ni les gouvernements provinciaux et territoriaux n'ont considéré le logement comme une droit. Cela a donné lieu à des programmes destinés à permettre aux promoteurs et aux prêteurs de réaliser des profits grâce au logement, tandis que le problème de l'itinérance et l'explosion des loyers et des prix des logements ont atteint des niveaux de crise, et il n'y a pas de fin en vue.

Avec les stratagèmes de Carney pour payer les riches, non seulement la pénurie de logements abordables continuera d'être une crise nationale, mais la tendance dénoncée par la défenseure du logement se poursuivra également : pour chaque logement « abordable » créé, 14 sont perdus au profit d'intérêts privés.

Néanmoins, le fait que les gens luttent pour que leur droit au logement soit reconnu signifie que ni le gouvernement Carney, ni le gouvernement du Québec, ni les autres gouvernements ne peuvent faire la sourde oreille ou mentir éhontément quant à l'objectif réel derrière leur prétention à vouloir construire des logements.

(Avec des informations provenant de la Défenseure fédérale du logement, de la Commission canadienne des droits de la personne, du gouvernement du Canada et de CBC)


Le stratagème scandaleux des gouvernements de la Colombie-Britannique et du fédéral pour verser des fonds publics aux promoteurs de copropriétés

La Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) affirme que 4376 copropriétés nouvellement achevées sont inoccupées dans le Grand Vancouver. Le gouvernement néodémocrate de la Colombie-Britannique et le gouvernement libéral du Canada ont annoncé un plan visant à acheter en bloc plus de 2200 de ces copropriétés invendues auprès des grands promoteurs. On dit que le prix du marché de ces copropriétés se situe entre 700 000 $ et 1 million de dollars chacune. Aucun montant précis en dollars n'a été annoncé pour ce plan de sauvetage des riches, mais le gouvernement libéral a indiqué que sa contribution initiale serait de 1,45 milliard de dollars.

Bien que les habitants de la région du Lower Mainland aient besoin de logements décents, ils n'ont pas les moyens de payer les prix exigés par les promoteurs de copropriétés. Malgré cette incapacité de payer des personnes qui ont besoin d'un logement, les deux gouvernements ont déclaré que les copropriétés coûteuses placées sous leur contrôle seraient transformées en logements selon un modèle de « location avec option d'achat ».

En plus de l'argent directement versé aux promoteurs dans le cadre du renflouement, les deux gouvernements ont annoncé que les frais liés à la construction de logements seraient réduits et que les règlements seraient assouplis. Cela a été présenté comme un partenariat Colombie-Britannique–Canada de dix ans visant à « réduire les frais d'aménagement pour les logements multifamiliaux dans les collectivités prioritaires ». Ce qui n'a pas été dit, c'est comment les infrastructures nécessaires pour accueillir les nouveaux logements seraient financées compte tenu de la diminution des recettes publiques provenant de ces frais.

Le ministre fédéral du Logement, Gregor Robertson, qui a auparavant été maire de Vancouver, a déclaré que le plan conjoint fédéral–Colombie-Britannique pour l'achat de copropriétés invendues constitue le premier volet du projet Maisons Canada. Le volet suivant consistera à verser directement de l'argent aux promoteurs pour construire des « logements abordables ». Aucun détail sur la façon dont cela serait réalisé n'a été rendu public.

Les critiques, dont plusieurs maires du Lower Mainland, soulignent la contradiction entre le renflouement actuel des promoteurs et l'annulation du Fonds pour le logement communautaire du gouvernement de la Colombie-Britannique, qui devait permettre de construire des logements locatifs abordables et qui a laissé des milliers de logements destinés aux personnes à faible revenu à moitié construits. La décision soudaine prise en février dernier de refuser 1,4 milliard de dollars de financement a laissé les coopératives et collectifs de logement avec très peu d'options, à part les prêteurs privés.

Les militants et autres personnes préoccupées par la crise du logement réclament de plus en plus une solution à long terme qui exclurait complètement les promoteurs, constructeurs et prêteurs privés coûteux du logement public. Il faudrait plutôt mettre en place une entreprise publique dédiée au logement, qui planifierait, financerait et construirait les logements avec ses propres employés et équipements, qui en assurerait l'entretien et la gestion pour toutes les personnes dans le besoin et qui ferait baisser le coût du logement pour tout le monde.

Le deuxième enjeu est que le financement public garanti des infrastructures nécessaires pour soutenir les nouveaux logements – notamment l'eau, les égouts, l'électricité, les parcs, les routes, le transport en commun et les écoles – doit provenir de taxes prélevées sur le revenu brut de toutes les entreprises actives dans l'économie.

Les Britanno-Colombiens sont appelés à s'opposer haut et fort et sans détour à ce nouveau stratagème pour payer les riches et à exiger des solutions publiques aux problèmes sociaux. Il est malavisé de rechercher l'aide de ceux qui sont à l'origine du problème et qui profitent de la crise.